UJA de Paris : Motion relative au Médiateur du Conseil de l’Ordre


 Motion relative au Médiateur du Conseil de l’Ordre

« L’Union des Jeunes Avocats de PARIS, réunie en Commission Permanente, le 29 février 2016,

CONNAISSANCE PRISE des débats de la séance du Conseil de l’Ordre des Avocats de Paris en date du 16 février 2016 et notamment, du rapport présenté à celui-ci proposant la création d’un Médiateur du Conseil de l’Ordre ayant vocation à « restaurer proximité et confiance » entre les avocats et l’institution ordinale parisienne ;

RAPPELLE qu’elle considère légitime la préoccupation de rapprocher davantage les avocats du Barreau de Paris avec leur Ordre, en particulier, dans un contexte où la participation des avocats aux élections professionnelles est insuffisante ;

S‘INQUIETE, cependant, de la création d’une autorité indépendante du Bâtonnier et du Conseil de l’Ordre qui deviendrait un contre-pouvoir non-élu démocratiquement ;

S‘INQUIETE également de la mise en place d’une autorité qui créerait de fait un degré d’intermédiation supplémentaire entre l’institution ordinale et les avocats, éloignant plus encore l’Ordre et les avocats ;

RAPPELLE que chaque Membre du Conseil de l’Ordre est référent d’un certain nombre de confrères, a vocation à être accessible et à entretenir une proximité entre l’Ordre et les avocats ;

En conséquence,

REJETTE, en l’état, l’instauration d’un Médiateur de l’Ordre dont les contours de la mission et des moyens ne sont pas définis. » (Extrait de uja.fr du 29/02/2016)

Conflit entre taxis et VTC : « Donner pleinement sa chance à la médiation » Par Dr Henri Cohen Solal et Ruben Arnold (médiateurs et cofondateurs de Terrain d’entente)


"Le processus mis en place par le premier ministre se confronte à deux confusions qui l’enrayent : confusion sur le rôle du médiateur et confusion sur le rôle du gouvernement " (Photo: manifestation de taxis contre les VTC en 2014 à Strasbourg).

« Dès que le député (PS, Côte-d’Or) Laurent Grandguillaume a été nommé, le 26 janvier, par le premier ministre « médiateur » du conflit entre taxis et VTC, il a rencontré les parties prenantes et a rendu ses propositions au gouvernement… S’agit-il vraiment d’une médiation telle que l’Etat l’a définie dans ses textes ? Qu’apporterait une telle médiation ?

Mais le processus mis en place par le gouvernement n’est pas une médiation. Le premier ministre le sait bien, ses communiqués parlent d’une « mission de réflexion ». Quel mot utiliser alors : conciliation, arbitrage, négociation ? Ces termes semblent synonymes. Est-ce là juste un débat d’experts de plus ? Nous croyons que cela nous concerne tous et révèle la manière avec laquelle notre société donne une chance au règlement non-violent des conflits qui la traversent. (Extrait de .lemonde.fr du 1/03/2016)
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/01/conflit-entre-taxis-et-vtc-donner-pleinement-sa-chance-a-la-mediation_4874267_3232.html#DYdfDVp8P11QcH2U.99

Conflit avec les taxis : les VTC rejettent les propositions du médiateur


Un taxi en grève contre les VTC, photo d'illustration.

« Les propositions-clés du médiateur Laurent Grandguillaume ont été rejetées par les VTC en crise avec les taxis, y compris la proposition d’un fonds financé par tout le secteur pour compenser la chute de la valeur des licences de taxis. Dans un communiqué commun, la FFTPR (Fédération française du transport de personnes sur réservation), Voitures noires et Uber jugent comme lui qu’il est nécessaire de « repenser l’équilibre d’ensemble du secteur » et que ces prestations de service « sont génératrices d’emplois ». Mais ils jugent « décalées » les « réponses sécuritaires » apportées et rejettent en bloc les propositions-clés du député PS.

Alors que les taxis se voient proposer des « indemnisations et des rachats de licences », ils soulignent que le médiateur promet aux VTC et Loti (chauffeurs de transport collectif, NDLR) un « renforcement des contrôles policiers » et la « création de nouvelles restrictions d’accès à la profession ». Cela aurait pour effet, expliquent-ils, de maintenir l' »asphyxie » de leur activité économique alors que les VTC se disent déjà victimes d’un « harcèlement policier ». « Il faut que les contrôles s’appliquent à tous. Aujourd’hui, on stigmatise les VTC et Loti, alors que des taxis continuent à refuser la carte bleue (obligatoire depuis octobre, NDLR) », a souligné un représentant du secteur ayant requis l’anonymat, ajoutant avoir « le retour de chauffeurs contrôlés trois à quatre fois dans la même journée ».

Concernant la proposition d’un fonds de garantie pour les taxis qui cesseraient leur activité, pour compenser la dévalorisation de leur licence, les VTC jugent qu’il serait « incompréhensible que cela soit financé par les consommateurs et les nouveaux acteurs de la mobilité urbaine ». (Extrait de lepoint.fr du 1/03/2016)

En savoir plus sur http://www.lepoint.fr/automobile/conflit-avec-les-taxis-les-vtc-rejettent-les-propositions-du-mediateur-01-03-2016-2022106_646.php

Burundi : retour sur la mission de la délégation de haut niveau de l’UA


« Après une visite de deux jours de quatre chefs d’Etats africains au Burundi, adoubés par leurs pairs pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise politique, la délégation de haut niveau de l’Union africaine a proposé sa solution. Une solution qui semble faire le bonheur du pouvoir alors qu’une partie de l’opposition les accusent d’être venus tout simplement pour « conforter le président Nkurunziza ».

Lorsque cette délégation de haut niveau a été constituée, la question d’une mission de protection et d’interposition au Burundi, la Maprobu, avait été mise à son agenda, même si le sommet de l’Union africaine avait mis un coup d’arrêt à ce projet.

Les cinq chefs d’Etats africains viennent de lui donner le coup de grâce pendant leur visite au Burundi. A la place, ils proposent à l’Union africaine de porter à 100 le nombre de ses observateurs des droits de l’homme, ainsi que pour ses experts militaires « non armés ».

Autre sujet sur lequel la délégation était attendue, celui de la relance d’un processus de dialogue au point mort. La délégation de haut niveau à certes appelé le médiateur ougandais à organiser le plus vite possible un dialogue inclusif, mais elle précise que ce sera avec «les acteurs importants » de la crise. » (Extrait de rfi.fr du 28/02/2016)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20160227-burundi-union-africaine-bilan-visite-crise