Ecole d’été de la justice francophone 2016 : Normativité OHADA et médiation : vers un nouveau paradigme de gestion des différends dans les pays africains francophones, du 27 juin au 02 juillet 2016 à Montréal


Le colloque inaugural prospectif intitulé : « Les enjeux du développement de la justice civile privée (médiation, négociation, facilitation…) dans l’espace OHADA à la lumière de l’expérience québécoise » s’inspire de la réforme annoncée du règlement d’arbitrage de la CCJA en vue de la rédaction d’un acte uniforme sur la médiation commerciale au sein de l’espace OHADA.
Le programme de l’École d’été 2016 qui offre un éventail impressionnant de conférenciers réputés et de présentations inédites (voir plaquette) permettra aux participants de comprendre la justice civile privée précisément la médiation dans sa diversité d’applications, de lieux de pratique et de ses acteurs, d’en connaître l’apport dans les différentes sphères d’activités (publiques et privées) à partir de l’expérience québécoise dont le leadership dans le domaine est reconnu à travers le monde.
A cet effet, Pr Louis Marquis, avocat émérite, conférencier réputé et recherché dans le domaine des modes privés de prévention et de règlement des différends et acteur de premier plan dans le développement de la justice civile privée en Afrique ou il a conduit des missions de mise en place des Centres de Médiation et d’Arbitrage au Sénégal, au Cameroun, au Benin, à Madagascar, au Burkina Faso et animé des formations à travers le continent prononcera la leçon inaugurale sous le thème : « les modes privés de prévention et de règlement des différends : convergences Québec- OHADA. » (Extrait de media-jeunes.blogspot.fr )

Pontivy (56) : des écoliers-médiateurs à l’école Paul-Langevin


Ruth, Glodi, Nazar, Agnès, Fidan, Bradley, Erwan et Stéphie sont les gardiens de la paix dans la cour. -

 

« Dans la cour, on les remarque avec leur chasuble rouge. Ils ne font pas la police, mais presque. En tous les cas, ils interviennent lorsqu’une dispute éclate. Des élèves, en classe de CM1 ou CM2 comme les autres… ou presque. Ce sont en fait des écoliers médiateurs qui ont donc pour mission de régler les petits conflits entre élèves.

Ça marche !

« C’est la première année que nous mettons réellement en place ce dispositif et ça marche très bien », lâche Anne Renaud, institutrice à l’école Paul-Langevin de Pontivy qui a participé à la formation de ces neuf ”gardiens de la paix”, version école.

« Il est bien évident qu’ils ne sont pas là pour tout régler. Tout ce qui concerne la violence ou les insultes incombent toujours aux enseignants ».

Non, les petites bagarres, les disputes dans la cour, tout le monde a connu ça. Et on ne pourra jamais les contenir complètement. « Là, poursuit l’enseignante, l’intérêt est de les responsabiliser ; de leur apprendre à faire face à une difficulté ». Et bien souvent de se satisfaire d’avoir trouvé la solution. » (Extrait de pontivyjournal.fr du 20/01/2016)

Pour en savoir plus : http://www.pontivyjournal.fr/2016/01/21/paul-langevin-ils-font-regner-le-calme-dans-la-courdes-gardiens-de-la-paix-a-l-ecole/

Canada : « Médiation : faille pour la discrimination religieuse ? » par Eric Ouellet – Avocat


Le Devoir.com - Libre de penser

« L’introduction des modes de PRD, comme lieu de privatisation d’enjeux publics, communautaires, sociaux et institutionnels, peut aussi toucher les droits fondamentaux d’un citoyen. Il est donc d’autant plus important de confier cette délicate mission à des professionnels du domaine, pour s’assurer que les citoyens, premièrement, s’y engagent, et deuxièmement, le fassent avec confiance. Cette confiance est, à notre avis, la clé du succès de cette offre de justice.

Les citoyens doivent apprivoiser cette nouvelle façon de faire, avec l’aide d’acteurs professionnels, puisque, rappelons-le, contrairement au système judiciaire actuel, les modes de PRD comportent cet aspect central où l’audition des parties n’est pas publique.

Plus encore, la décision finale que constitue l’accord entre les parties conserve sa nature purement privée. Or, ce caractère privé soulève encore une certaine méfiance chez plusieurs, du fait qu’il s’agit justement d’une justice privée, avec entente secrète, sans une autorité pour contrôler sa mise en application et, surtout, aucune autorité pour vérifier si le processus de PRD a été mené selon les règles de l’art.

Pensons par exemple à certaines processus religieux et normes, potentiellement discriminatoires, qui pourraient être choisis par les parties pour procéder, privément, au règlement de leurs différends. Il faut dissiper cette méfiance.

Pour ce faire, il serait opportun d’harmoniser le statut du tiers qui agira en matière civile et commerciale avec celui du tiers qui agira en matière familiale. » (Extrait de ledevoir.com du 21/01/2016)

Pour en savoir plus : http://www.ledevoir.com/societe/justice/460728/nouveau-code-de-procedure-civile-mediation-faille-pour-la-discrimination-religieuse